Aujourd’hui en France, c’était jour de grève: la fonction publique, certains salariés du privé aussi. 300 interpellations. Sauf que force est de constater qu’une grève dont les transports fonctionnent, c’est une grève dont le monde ne s’aperçoit pas. (le monde = moi)
Ce qui m’amène néanmoins à m’interroger à nouveau sur ce qui nous définit : Qu’est-ce qui fait qu’on est Français? C’est quoi être Français aujourd’hui? Allez-y vous avez 4 heures…
“De l’argent il y en a dans les caisses du patronat!”
Voilà une belle caractéristique. Un Français, par définition, ça n’est jamais content et ça le fait savoir. Il regarde ce qui se passe ailleurs en pensant que l’herbe y est plus verte. C’est facile de distinguer un Parisien d’un touriste dans le métro, c’est celui qui regarde immanquablement du côté de la Statue de la Liberté plutôt que la tour Eiffel lorsqu’il est sur la ligne 6 entre Bir-Hakeim et Passy. Tout un symbole…
Qu’est-ce que la France représente pour moi? Une fierté avec des personnages illustres. C’est d’abord (actualité oblige) Bernard Thibault, l’égérie intemporelle des contestataires. C’est vrai, on dirait quand même qu’il est resté bloqué dans l’Allemagne des années 80. (Bernard Thibault dans Derrick? Personne n’y voit que du feu). C’est Jean-Pierre Coffe qui dit que c’est d’la merde.C’est la tête de Louis XVI dans un panier.
C’est René Descartes qui passe son temps à douter. C’est David qui passe son temps à savoir si Jonathan vient ou pas pour les vacances (alors qu’il faut surveiller la boutique). C’est Mathieu Amalric qui incarne le vilain le plus nul de toute l’histoire de James Bond.
C’est Pierre de Coubertin qui nous a à jamais empêché de savourer nos victoires : On célèbre Zinédine Zidane pour son coup de boule plus que pour ses coups de tête. On préfère Rigaudeau à Parker malgré ses trois bagues. On n’aime pas l’Olympique Lyonnais. C’est aussi Guillaume qui meurt (snif) parce qu’il ne s’assume pas d’être le fils de Gérard.
C’est Renan Luce qui préfère aux voisins les voisines.
C’est des yeux fermés sur les contrôles positifs d’un Gaulois dopé jusqu’aux dents. C’est Alain Chamfort qui met la chute de ses ventes d’albums sur le dos d’Internet. C’est Claude Barzotti qui reste rital malgré tout ce que la France lui a donné.
C’est Alain Delon qui pleure le décès de Claude Berri comme une perte colossale pour le cinéma mondial. C’est Johnny qui fantasme que le pays s’arrête avec lui en 2009 au Stade de France. C’est la folie d’Alain Afflelou. C’est un général qui quitte l’OTAN pour que la nation retrouve l’entier exercice de sa souveraineté.
C’est Bertrand Cantat qui manque de psychologie.
C’est Patrick Sébastien qui fait tourner les serviettes. C’est un Bigard terrorisé par une chauve-souris alors qu’aux Etats-Unis les chauve-souris sont des super héros. C’est le bon poêle de Jean-Pierre Dupire.
C’est Dorothée et son club.
Ils sont tous à leur façon emblématiques d’une France qui n’est pas contente, qui coupe la tête, qui sait se la prendre aussi souvent. Une France qui assume mal et qui ne sait pas ce qu’elle veut. Une France de mauvaise foi, qui se voit plus grosse que le boeuf. Une France intense. Une France franchouillarde aussi.
Mais le tableau n’est pas si noir quand même… La France c’est aussi Pierre Desproges, Alain Chabat, La Fontaine, Albert Dupontel, François Cluzet, Edouard Baer, Allain Bougrain-Dubourg (oui ça prend deux L). La France c’est un pays où on oublie la femme 364 jours sur 365. (j’ai cité Dorothée quand même) Bref chez nous on sait manier le cliché. On n’aime pas les réponses. On préfère davantage l’esthétique du point d’interrogation. On est chiant et c’est pour ça qu’on nous aime.





Je pense qu’il y aurait sans doute d’autres femmes à mettre en avant… mais il est vrai que la France a un côté macho (non cité dans le texte ci dessus
)indécrottable aussi !
Je serai bouffé par les vers avant de citer Olivia Ruiz en exemple.