29
Mai
10

Laissez nous rêver

Sortant d’une semaine riche en émotions, j’avais besoin de me détendre devant un bon film à grand spectacle. J’hésitais entre « Iron Man 2 » et « Gladiator dans la forêt de Sherwood ».

Mon instinct m’orienta finalement vers « Prince of Persia« . Je fus bien inspiré, j’ai eu une véritable révélation devant ce film…

AVANT PROPOS…

Prince of Persia est un film rempli d’incohérences où on a du mal à croire que les acteurs soient de vrais Perses tant leur Anglais est parfait et leurs dents sont blanches. Par ailleurs, l’action se passe les trois quarts du temps dans le désert, il y a du sable partout mais à aucun moment je n’ai vu un personnage se frotter les yeux!

Les thématiques sont nombreuses : l’amour, la trahison, la famille, le pouvoir, la destinée, le désert, les tapis.

Elles sont malgré tout assez classiques et surtout traitées de manière très sommaire.

Après des heures passées en salle de musculation, Jake Gyllenhaal peine pourtant à convaincre en Prince Dastan.

On retiendra quelques effets spéciaux réussis et encore un clin d’œil hollywoodien au conflit en Irak.

On regrettera peut-être l’occasion manquée de glisser quelques bons calembours.

(la cité de la princesse Tamina s’appelle « Alamut« )

Mais ça n’est pas le plus important.

Au fur et à mesure que le dénouement se rapprochait, j’ai soudain eu l’impression d’être dans un jeu vidéo. Ça n’a rien d’étonnant, le film est lui-même tiré d’un jeu vidéo. Le schéma est identique : le héros doit affronter des ennemis de plus en plus coriaces afin de vaincre le grand méchant loup pour gagner les faveurs de la princesse. Ça m’a fait penser à Super Mario ou Zelda.

Dans une moindre mesure ça m’a aussi fait penser à des jeux de foot puisque l’intensité grimpe jusqu’à la finale qui est le point culminant du jeu.

Il y a un ordre à respecter dans la montée en intensité. On s’en rend bien compte en vrai : quand les équipes sont championnes 5 journées avant la fin ça emmerde tout le monde.

La quasi-totalité des films sont montés selon cette règle.

Les feux d’artifice également, où le palmier vient rappeler à tout le monde qu’il est l’heure de rentrer à la maison.

Tout semble inspiré d’une expérience originale :

le coït.

La relation sexuelle commence en amont par une longue période de flirt, puis se précise par des baisers volés et des caresses interdites aux moins de 18 ans : les préliminaires. Ensuite on rentre dans l’action proprement dite. Et après quelques retournements de situation (hum), l’orgasme vient conclure la relation. Il est alors temps de roupiller.

Tout cela est magnifique mais surtout trop beau pour être vrai.

Car cette structure au scénario parfait est absolument fantasmée.

Dans la réalité qu’est-ce qui se passe?

1) Les préliminaires sont rarement respectés

2) Il y a peu de rebondissements

3) Le film tient plus souvent du court métrage

4) La femme n’a jamais d’orgasme.

Mais ne commencez pas à vous plaindre mesdames, vous n’êtes pas des martyrs. Les hommes ne sont pas en reste.

Je ne ferais pas mon devoir de Docteur si je ne parlais pas d’un fait qui n’est pas inhabituel pendant l’acte sexuel :

la torsion testiculaire.

Ça n’a l’air de rien comme ça, et pourtant même Rocco Siffredi en finirait aux urgences. En tant que garçon, je sais de quoi je parle. Je n’ose même pas rentrer dans les détails de la torsion testiculaire tant ils me glacent le sang.

Les plus téméraires pourront lire ce qui suit…

Vous pouvez continuer à trembler messieurs…

Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi le cinéma a encore de beaux jours devant lui.

Et on comprend que Gold pourrait bien revenir à la mode.

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11 Responses to “Laissez nous rêver”


  1. 30/05/2010 à 15:31

    J’admire ta faculté de passer de Prince of Persia à la torsion testiculaire en toute logique 😉

  2. 2 Dr. Morisset
    30/05/2010 à 15:32

    Je t’interdis de m’admirer tu m’entends?
    Par contre je t’invite volontiers à me remettre en question.

  3. 3 Boby
    30/05/2010 à 15:44

    Dommage que tu ne sois pas allé voir robin des bois… j’aurai aimé lire ta chronique sur cette bouse épique… vraiment dommage!

  4. 4 Dr. Morisset
    30/05/2010 à 15:46

    C’est gentil mais je ne pouvais pas faire ça… j’ai fait une promesse à Bryan Adams il y a 20 ans.
    Je lui ai promis que tout ce que je ferais, je le ferais pour lui.

  5. 31/05/2010 à 09:10

    Bon, je reprends : J’exècre cette façon aussi stupide que hasardeuse de passer du coq à l’âne dans tes articles (franchement, qui peut commencer un post en parlant de Prince of Persia et enchaîner sur ses problèmes intimes de torsion testiculaire ????? )

    Et ça, je le fais aussi pour toi 😉

  6. 6 sarah
    31/05/2010 à 13:01

    C’est la marque de fabrique du doc ça de passer du coq à l’ane

  7. 31/05/2010 à 23:05

    Lolilol la blague des choux (je suis bon public, j’avoue). Perso, je m’occuperai volontiers des problèmes testiculaires de Jake Gyllenhaal après sa séance de musuculation. Même pour un court-métrage.

  8. 8 Dr. Morisset
    31/05/2010 à 23:09

    Restons réalistes Lilith.

  9. 31/05/2010 à 23:10

    Rien n’empêche de rêver.

  10. 10 Dr. Morisset
    31/05/2010 à 23:12

    Tu fais référence au sujet du billet?

  11. 31/05/2010 à 23:13

    C’est censé être vous le docteur omniscient. 😉


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