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Nov
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Le beau Gosling

Je bade vachement en ce moment : Le plan d’austérité, la TVA qui augmente, les impôts qui augmentent, le dépôt de bilan de la Grèce, la future faillite italienne… Franchement ça craint. Mais je me dis que le monde peut bien s’écrouler, c’est pas grave. J’aurai eu la chance de voir des beaux films dans ma vie. Je pense notamment à Inception, à Barry Lindon, ou à la Grande Vadrouille.

Beaucoup de bons films qui me font dire contrairement à ce que j’ai pu lire dans la presse spécialisée, que Ryan Gosling n’est pas encore le nouveau Robert De Niro.

Ryan Gosling c’est l’acteur bankable du moment. Pour se faire une idée, si je postais une consultation avec Ryan Gosling, ça se compterait en milliers de vues par jour.

Mais pour mieux comprendre pourquoi il est encore loin d’être le nouveau Robert De Niro, revenons d’abord à comment Ryan Gosling s’est construit…

Ryan Gosling est né à Londres…

Ne cherchez pas London Eye, Big Ben ou Tower Bridge, il s’agit de Londres en Ontario, au Canada. Déjà ça fixe déjà tout de suite le faussaire.

Il a été élevé dans l’église des saints des derniers jours (ie l’église mormone). C’est marrant parce que quand on est arabe et polygame on vous regarde doublement de travers. Alors que quand on est mormon, c’est juste business as usual… (ie c’est juste normal)

Ryan Gosling a quand même commencé sa carrière sur Disney Channel en compagnie de Cristina Aguilera et Britney Spears… Il faut recontextualiser.

Alors bon, il a fait vachement de progrès depuis c’est vrai. J’admets. Mais ne nous mentons pas, n’importe quelle Française qui se respecte ne peut pas ignorer que sortir avec Ryan Gosling serait pareil que de sortir avec Jordy.

Le rôle qui a révélé Ryan Gosling, c’est celui de Danny Balint, ce jeune juif néo-nazi perdu dans son questionnement identitaire…

Avec son profil de Boulogne Boys en colère, Danny Balint permet à Ryan Gosling de sortir de son image de minet. Le film qui se perd quand même parfois dans sa complexité remporte le grand prix à Sundance. Il n’en faut pas plus à Ryan Gosling pour se faire remarquer et surtout se faire un nom.

Mais il n’enchaine pas.

Après quelques choix de films malheureux, c’est finalement dans un registre plus proche de ce qu’on lui connait qu’il refait parler de lui dans the Notebook, avec notamment quelques belles scènes de bisous sous la pluie qui inspireront Woody Allen un an plus tard…

Dans the Notebook, Gosling incarne un rat des champs charmeur, qui comble son manque de richesses par son romantisme. Les midinettes en redemandent.

Il se remet à nouveau en danger dans des films plus sérieux comme Half Nelson, qui lui vaudra de passer tout près d’un Oscar…

… ou dans Lars and the Real Girl où il joue le rôle d’un mec à côté de la plaque.

Mais ça ne va pas. Le public n’arrive toujours pas à l’identifier.

Alors il sort l’artillerie lourde avec Blue Valentine

Ce mélodrame lui permet de servir au grand grand public ce qu’il aime mais aussi, tout en montrant une facette plus torturée . Ce film va lui ouvrir définitivement les portes d’Hollywood qui décide d’investir sur lui.

Leonardo di Caprio est déjà parti jouer chez les grands depuis quelques années… Les autres acteurs de son âge perdent leur temps dans des buddy movies. Il n’y a personne en face de Ryan Gosling, la voie est libre! 2011 sera son année, il signe un hattrick avec Crazy Stupid Love dans lequel il incarne un séducteur übersexuel dans toute sa splendeur…

Suivi de Drive, dont la réalisation le met bien en évidence… (plus que le scénario)

The Ides of March, dans lequel il partage l’affiche avec Clooney en spin doctor sans scrupule, vient boucler la boucle.

Trois films, trois registres, des millions d’entrées. Ryan Gosling, au talent certain, est désormais bien installé.

De là à dire qu’il est le nouveau Robert De Niro

Rappelons que pour être parodié par José Garcia…

Bobby De Niro a dû envoyé du lourd : The Godfather 2, Taxi Driver, The Deer Hunter, Raging Bull, The King of Comedy, The Goodfellas, Cape Fear, Casino et The Good Shepherd…(et oui je cite le titre des films en VO, et oui je dis Bobby De Niro)

En tout cas, calmos! Ryan Gosling doit encore faire ses preuves.

On peut poser la question. Mais n’oublions pas que tant qu’il n’a pas confirmé, Ryan Gosling peut autant être le nouveau Robert De Niro que le nouveau Franck Dubosc

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