30
Mar
12

Nous les hommes, pauvres connards

Ceux qui me connaissent savent que j’adore de Claude François.

J’adore l’énergie de l’artiste (Alexandrie Alexandra), j’adore la mélancolie de l’artiste (le mal aimé), son défaitisme (le lundi au soleil), sa récurrence (Comme d’habitude) et puis plus simplement j’aime sa poésie…

Il était somme toute logique que j’aille voir le film Cloclo.

Cloclo est un film intéressant quoiqu’un peu long par manque de véritable fil directeur. On suit la vie du chanteur de manière très chronologique mais il eut été utile de se concentrer sur une dimension : la relation à sa mère, à son père, sa mégalomanie, ses complexes. Il faut reconnaitre que Cloclo est un personnage assez épuisant. Passer plus de deux heures au cinéma avec lui c’est assez long. Voir un biopic au cinéma doit être un peu plus divertissant que de lire une biographie.

Sans critique pour Jérémy Renier qui livre une bien belle prestation.

Quelle mort tragique quand même. Putain de destin… putain d’ampoule. On n’est peu de chose quand même.

Mais j’aurais aimé une histoire un peu plus enlevée qui fasse davantage honneur à cet homme hors norme. Parce qu’il était hors-norme, même si sa première femme l’a fait cocu avec Gilbert Bécaud. Un homme ça passe par des moments difficiles dans la vie de toute façon, je sais de quoi je parle je suis un homme.

Claude François s’est relevé de ses échecs, il s’est battu, il voulait le meilleur.

Claude François c’était un mec qui a prouvé qu’on n’a pas besoin de jouer au rugby pour que les femmes nous arrachent le tshirt.

Quel homme. Quel exemple.

Autant dire que ce qui m’est arrivé avant le film m’a beaucoup fait réfléchir.

En effet, les habitués de l’UGC Montparnasse savent que la salle 1 ne compte que deux chiottes au bout d’un long couloir.

Pris d’une violente envie de pisser avant le film, je me rue dans ce couloir pour me retrouver dans un embouteillage féminin. Devant moi : trois femmes en train de patienter.

Deux femmes sortent alors simultanément des deux toilettes. Parfaitement : une femme dans les toilettes des hommes!

Certains condamneraient, moi je pardonne. Sans homme à l’horizon je comprends que cette femme se soit légitimement emparée des toilettes qui nous sont pourtant réservées. Après tout, on n’est pas censé pisser dans la nature mais qui ne s’est jamais laissé aller à un besoin pressant dans les bois? N’est-ce pas madame?

Le problème c’est que la seconde femme de la file d’attente, au lieu de passer son tour comme le voudrait la règle, fonce tout droit dans mes chiottes.

La précédente passe à côté de moi, narquoise, me faisant observer que les femmes vont désormais pisser chez les hommes. (au cas où j’aurais pas remarqué)

Au delà du mépris envers ma personne, il y a juste un mépris insupportable envers les règles de la société. Qu’est-ce que c’est que ces femmes qui ne savent pas faire la différence dans les symboles?

Qu’est-ce que c’est que ces femmes qui vont pisser dans nos chiottes comme si c’était normal?

Qu’est-ce que c’est que ces femmes que ça fait rire en plus?

Et si j’allais pisser dans les chiottes des femmes moi?

Non je restais digne, comme un gentleman avec sa conscience pour lui. Je faisais mine de rien, la vessie pourtant douloureuse.

Et quand même je me suis dit que j’étais bien trop gentil et donc trop con. J’ai repensé à ce connard de Ghandi et je me suis dit qu’il fallait qu’on arrête de se faire marcher sur les pieds comme ça comme des cons. C’est sur la base de ce gentlemanisme que certains d’entre nous ont péri lors du naufrage du Titanic alors que certaines avaient leur gros cul bien au chaud dans les canots de sauvetage…

C’est à cause de ce gentlemanisme à la con que les salaires des femmes rivalisent désormais avec les nôtres.

Y’en a marre de se faire prendre pour des cons! Debout les hommes!

Reprenons possession de nos chiottes!

Rappelons nous de Claude François, cet homme très dur mais dans les escaliers duquel dormaient ses fans!

Gloire à Claude François. Faisons honneur à sa mémoire.

Quand on est un homme, on n’a pas le droit d’être ridicule. On comprendra donc facilement pourquoi ce genre de vidéos me met hors de moi.

Publicités

0 Responses to “Nous les hommes, pauvres connards”



  1. Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


Si un cochon à réussi à devenir berger, un docteur peut bien devenir avocat!

Articles les plus consultés

Les articles à succès