26
Fév
13

Avec les terroristes

Je me rappelle d’un des mes instituteurs qui m’avait marqué en m’interdisant de commencer mes phrases par « moi je. » Il ne m’a pas marqué tant que ça en fait. Parce que je voulais précisément commencer par dire que moi je suis plus fort que les effets de mode. Il y a des années j’avais déjà su résister aux pattes d’éléphant. Avant-hier j’ai résisté à participer aux lib dub.  Hier je résistais encore au Gangnam Style de Psy.

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Et bien moi qui suis d’habitude hermétique aux usages, j’ai fini par avoir une révélation avec le harlem shake.

Je sais pas, j’ai complètement trouvé mon bonheur dans ce mix. C’est un truc qui correspond parfaitement à qui je suis aujourd’hui et qui semble correspondre à l’homme que j’ai envie d’être demain. C’est vraiment ma personnalité et je suis content d’avoir pu trouver un son qui reflète ma philosophie. Sur la lambada je me sentais lourde et j’avais toutes les peines du monde à suivre le rythme sur la Macarena. Mais quand je danse le harlem shake, je me sens bien dans mon corps. Ça me vient naturellement. À presque cinquante ans, je crois que je me suis trouvé.

– putain ça fait du bien d’écrire comme une blogueuse mode l’espace d’un paragraphe –

Bon après je ne suis pas dupe hein, je sais que le harlem shake c’est un légionnaire dans une chanson de Gainsbourg. Ça sent bon le sable chaud mais le lendemain matin alors que j’attends des croissants au petit-déjeuner il a déjà foutu son camp. Ça ne dure pas.

Un peu comme les abeilles

abeilles

Je suis allé voir des abeilles et des hommes ce week-end, un énième film sur les dérives de la production industrielle. Ces films font déjà suffisamment chier quand nous sommes les victimes de cette production incontrôlée, ça fait encore plus mal quand la victime collatérale c’est la pauvre Maya l’abeille.

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Ça fait doublement chier parce que c’est un problème insoluble. Je veux dire oui ça fait chier que les abeilles meurent pour leur miel mais bon à grande échelle on peut en faire fortune. Et l’argent n’a pas grand chose à branler des insectes. (pour parler vulgairement)

Alors après on va en faire un film où on confronte l’apiculteur suisse, tout gentil, perdu seul au milieu des montagnes épargnées par la pollution, à l’entrepreneur américain cupide et sans scrupule du Dakota du Nord. Le fantasme du passé face à la réalité d’aujourd’hui. Car pourrait-on seulement faire vivre des milliards de gens passionnés de hamburger avec le modèle suisse? Une Suisse qui ne veut même pas faire partie de l’Europe. C’est pas sûr…

Dans la pénombre de ta rue, petite Marie m’entends tu? Dans la férocité de la jungle urbaine d’aujourd’hui, Heidi la petite Suissesse des montagnes tyroliennes ne fait pas le poids face à l’ogre 50 cent.

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L’entrepreneur se cache derrière son capitalisme sans foi ni loi pour justifier son besoin de se développer. Comme si ça lui donnait le droit de tuer les abeilles. Et de citer Dieu à Adam et Eve :

Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-là.

Mettons ça sur le compte de Dieu tiens. Ça ne coûte pas plus cher.

Au final, ce sont les abeilles qui en font les frais.

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Et puis mine de rien personne ne s’est jamais demandé si le mec il avait le droit de faire ça quoi. Qu’est-ce qui fait qu’il a le droit de faire bosser des abeilles à l’oeil, de leur piquer leur miel en en tuant des milliers au passage? Après on peut aller faire son cake à l’église en disant qu’on respecte la nature. Rien à foutre de zigouiller les abeilles quoi. Rien à foutre d’Einstein.

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Je crois que le pire reste encore cette scène tragique dans une région en Chine où les abeilles ont disparu. La Chine où les hommes remplacent les abeilles pour polliniser les fleurs.

Les Chinois sont des monstres de toute façon. Déjà qu’ils crachent partout par terre et qu’ils mangent du chien.

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Bon après si ça peut donner du boulot à quelques millions de gens pourquoi pas hein. Mais à ce compte là pourquoi on n’extermine pas les grenouilles. ça donnerait pas mal de boulot à certains pour venir à bout des mouches…

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Ce film est insupportable. Si ça avait été « des abeilles et des homos » ça aurait peut-être été différent. Mais là c’est des abeilles et des hommes, et il est insupportable d’accepter de réaliser qu’on vit dans une société du nombre qui bien qu’elle flatte les ego sonne en parallèle la fin de l’individu. Une société où bientôt on n’aura plus besoin d’abeilles, ni d’autre chose.

Alors moi je rejoins le camp des terroristes. On va sonner la révolution. On va tout brûler : Wall Street, les églises, le parc des Princes. Et on va retourner vivre dans la forêt à chasser le chevreuil.

Sérieux j’avais tellement les boules qu’en sortant j’ai enchaîné avec les Misérables.

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Après avoir écouté Russel Crowe chanter, franchement… j’aurais du m’abstenir.

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